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Quelques données pessimistes pour commencer : Les taux courts administrés par la FED sont désormais de 5,25 %, et ceux administrés par la BCE pour la zone Euro sont de 2,75 %. De quoi refroidir les emprunteurs, et éviter de trop stimuler la spéculation et la tentation à l’emprunt. Désormais, on regarde d’abord l’argent que l’on possède réellement avant d’investir. Cela signifie aussi que les investisseurs sont désormais plus soucieux de la rentabilité de leurs actions, et qu’ils prennent désormais moins de risques. Les consommateurs (qui sont des acteurs ayant souvent recours à l’emprunt), sont également freinés dans leur envie d’achat par cette taxation supplémentaire opérée lors de la création d’un crédit. A notifier cependant, pour rester impartial, qu’une fois le taux d’inflation indexé sur le taux de remboursement, le prix réel à rembourser n’est finalement que peu supérieur. A ces informations, l’on peut rajouter les flambée du prix du pétrole (+ 100 % en 2 ans) ainsi que l’augmentation importante de l’ensemble des matières premières. Pourtant, malgré ce que l’on pourrait penser, le monde a connu une année prospère ( +4,9 % cette année), et les prévisions sur l’année à venir laissent envisager une continuité (+4,7 % en 2007). De plus, l’augmentation des matières premières n’a pas été néfaste pour l’ensemble des pays, puisque les pays producteurs ont vu une forte croissance de leur PIB. Ces pays sont, en majorité, les pays appartenant à l’Opep (pétrole), l’Afrique du Sud (Or), etc… Ces augmentées d’argents ont ainsi permis à ces pays d’investir, et donc l’argent est revenu indirectement aux grands pays industrialisés qui ont su tirer profit de cette situation quelque peu incommodante. A nous l’Europe (seulement + 2,3 % de prévision pour 2006 et pour l’année à suivre), de profiter de cet élan général. Mais, encore faut-il admette que l’on ne peut se mettre en concurrence avec les pays en voie de développement sur les mêmes produits ou services. Il faut axer nos efforts de recherche et de développement sur les produits à forte valeur ajoutée, le haut de gamme et les nouvelles technologies. Et que devienne ce qui doit arriver. La seule réelle menace d’une économie, ce sont les hommes, que ce soit par un conflit géopolitique ou bien encore par des mauvaises orientations stratégiques.
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